Le raku

Qu’est ce que le RAKU ?

Le raku ( du japonais rakuyaki ) est une technique d’émaillage qui s’est développée dans le Japon du XVIe siècle. Elle est liée essentiellement à la fabrication de bols pour la cérémonie du thé.

Création de l’œuvre à partir d’un bloc d’argile réfractaire fortement sablé (chamotte) pour résister aux très hautes températures. Malaxer, travailler, battre la terre pour en extraire toutes les bulles d’air souvent fatales lors de la cuisson. Une fois l’œuvre réalisée, la laisser sécher 1 à 2 semaines à l’air ambiant.

1ère cuisson appelée biscuitage dans un grand four électrique à 960° par paliers successifs durant 24H.

Préparation à la 2ème cuisson dite du raku. Les pièces sont émaillées totalement ou partiellement par trempage ou coulures (barbotine composée d’eau, de silice, de divers oxydes métalliques et de fondant pour une fusion harmonieuses afin de créer les couleurs magiques qui ne se révèleront qu’à la cuisson.

Cuisson Raku : Les pièces sont mises dans un autre four à gaz propane. Montée rapide en température puisqu’en ¾ heure on atteint entre 950° et 1100° (basse température), suivant les besoins des émaux enfournés.

Défournement : Rouge violent quasi volcanique, tout rappelle la lave en fusion. Les pièces sont défournées avec précaution pour être laissées à l’air libre quelques dizaines de secondes! Le choc thermique est tellement grand que les émaux se fendillent avant de vitrifier, on dit que la terre chante !

Enfumage : Les œuvres sont ensuite plongées dans un bac rempli de sciure sèche. Le carbone dégagé par les fumées épaisses va pénétrer dans les fines craquelures et se déposer sur les parties non émaillées.

Nettoyage : Après 20minutes, les pièces brûlantes sont sorties. Vient ensuite le nettoyage délicat pour enlever les scories. Les émaux se révèlent contrastant avec les parties non émaillées devenues noires.

Naissance de l’œuvre : Enfin le moment tant attendu. L’enfumage a permis de faire ressortir les craquelures et la fusion de donner de magnifiques couleurs parfois irisées que l’artiste découvre avec émerveillement. Il y a toujours une part de hasard. Chaque pièce est vraiment unique.

La terre m'offre la liberté de créer,
le feu révèle l'émotion,
et chaque pièce raconte une histoire unique.

Mireille Faurie

Missterre.fr